Le mot de la Secrétaire Générale

lundi 15 août 2016
par  Gael KANEKO
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Editorial du Spelunca n°145

Bientôt un an que la nouvelle équipe est en place.
Dès son élection, elle a été confrontée à la mise en place règlementaire du certificat médical annuel obligatoire lors de la prise d’une licence. En réponse, la Fédération a créé une licence "accompagnateur/dirigeant" pour ceux qui souhaitent avoir ou maintenir une activité en lien avec les pratiquants, hors des gouffres ou des canyons, ne nécessitant pas ce certificat.
Dans le cadre des projets en cours, le bureau et le conseil d’administration s’activent à actionner d’anciens et de nouveaux leviers pour préparer notamment la suite de l’olympiade, l’assemblée générale de juin et le congrès fédéral associé.
Pour ce faire, nous commençons à dessiner le projet fédéral en tenant compte des éléments que nous avons pu recueillir au fur et à mesure des rencontres lors des réunions de grandes régions de ces derniers mois, grâce à la richesse locale qui nous y a été transmise. Nous tenons d’ailleurs à remercier chaleureusement les personnes qui sont venues y participer. Le plan d’actions qui se tissera sur la trame de ce nouveau projet fédéral devrait donner une dynamique commune aux structures fédérales, permettre à l’esprit « FFS » de se répandre parmi les adhérents, nous faire connaître et reconnaître comme experts, montrer notre capacité d’ouverture… de cavités, de canyons… et d’esprit, vers de nouveaux pratiquants et de nouvelles pratiques.
Ces changements devraient permettre à la Fédération de relever fièrement le casque et faire briller la frontale vers plus d’adhérents, plus de licences initiation, plus de sites de pratique, même si par moment, cela peut éloigner les pratiquants des milieux naturels.
Si la philosophie peut se transmettre dans « l’artificiel », l’envie d’aller pratiquer dans « du vrai » ne pourra que fidéliser les nouveaux venus. L’un et l’autre permettant d’entretenir la flamme.
Ces nouveaux venus à la Fédération seront, je le souhaite, des jeunes, des femmes voir des jeunes filles, des personnes issues des zones non karstiques, mais tous, avec l’envie de découvrir des techniques, des espaces, un environnement tout à fait typiques de nos activités.
Permettre une évasion des espaces aseptisés et surpeuplés, venir découvrir les beautés de la nature dans son plus pur appareil, le tout, dans un esprit convivial et dans le respect de soi, des autres et de la nature, voilà les arguments forts que possède la FFS.
Ces nouveaux « à venir », c’est à nous d’aller les cueillir, de les accompagner à découvrir nos territoires. C’est pourquoi, nous allons vous proposer une mise à jour de notre plan de féminisation ou de mixité, construit en ce sens.
En s’appuyant sur les réussites du précédent plan, qui ont permis d’approcher la mixité au sein des structures électives, nous poursuivrons l’action selon les objectifs fixés par le ministère qui sont notamment d’augmenter le nombre de licenciées féminines, d’augmenter le nombre d’encadrantes techniques.
Des propositions concrètes sont rédigées dans le plan d’actions. L’esprit général étant de valoriser la diversité des approches et des points de vue, l’adaptation des pratiques et du matériel. Ce groupe a une visée d’élargissement des esprits vers la mixité, sans créer des espaces réservés.
Un groupe de travail se crée d’ailleurs sur ce sujet et est ouvert à tous les adhérents sensibles à cette thématique. Nous sommes impatients d’étoffer ce groupe et d’intégrer les idées et les propositions de ceux qui souhaiteraient nous rejoindre.
A l’occasion d’élections mixtes, il faut encourager ces dames à se positionner en tête de liste, en leur prouvant qu’elles sont tout aussi légitimes à ces postes de responsabilités.
Nous souhaitons globalement donner envie ou redonner envie de pratiquer à l’occasion d’actions « familles ». Les femmes et les hommes pourraient ainsi découvrir ou reprendre leur activité accompagnés de leur conjoint (e) si elles (ils) le souhaitent et également permettre à leurs enfants d’explorer ces univers que sont la spéléologie ou le canyonisme.
Un autre axe pourrait être la création ou la valorisation de certains stages « réservés » aux féminines permettant de créer des vocations ou de générer des évolutions de pratique motivantes.
L’avancée technique du matériel spécifiquement féminin créé pour et par des pratiquantes est une prespective supplémentaire à concrétiser avec nos fabricants partenaires. La présence de cadres féminines sur les stages diplômants ou non est, me semble-t-il, essentielle, sans vouloir parler de quotas ! Il est indéniable que l’approche de la pratique et des stagiaires féminins ou masculins, par un regard féminin peut être un atout.
Un listing des féminines « ressources » présentes au niveau local pourrait permettre de répondre aux questions des non-cadres ou des non-pratiquantes.
Pour conclure, chers fédérés et lecteurs de Spelunca, l’avenir de la Fédération française de spéléologie doit se dessiner dans le projet fédéral qui sera présenté en juin 2017 à Nantua. Rejoignez-nous, impliquez-vous, chaque bonne volonté fait progresser le groupe, de petites idées peuvent faire germer de grands projets.

Le célèbre poète Louis Aragon a dit en 1963 que « la femme est l’avenir de l’homme ». Alors, pourquoi en 2017 ne serait-elle pas l’avenir de la FFS ?

Delphine CHAPON
Secrétaire adjointe de la FFS


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